Agriculture de conservation

L’agriculture de conservation est donc cousine de l’agro-écologie et de l’intensification écologique de l’agriculture. « On obtient dans l’idéal un agroécosystème dans lequel les régulations écologiques permettent de diminuer l’artificialisation du milieu (intrants, travail du sol), mais cela suppose des changements profonds dans la conduite des systèmes de culture par rapport à l’agriculture conventionnelle. ».

Comme pour l’agro-écologie, cela va jusqu’à une variante « militante » : « L’absence de labour en est la composante la plus emblématique, sous-tendue pour certains agriculteurs par un rejet de la rationalité technique et le désir de retrouver un lien avec la nature ».
En réalité, « pour différentes raisons, historiques ou économiques, on observe souvent une application partielle de ces principes : le labour est remplacé par différents degrés de travail superficiel du sol, sans couverture permanente du sol ni allongement des rotations culturales.

Ainsi, une grande diversité de systèmes, ayant en commun l’absence de retournement du sol par le labour, se rattache à l’agriculture de conservation : s’y côtoient des modèles de grandes cultures simplifiés associant semis direct et utilisation d’herbicides totaux, aussi bien que des systèmes très innovants comme le semis direct sous couvert pérenne (blé sur un couvert de luzerne, colza sur un couvert de trèfle etc.) »
L’agriculture de conservation ne va pas sans quelques difficultés. En particulier, se passer de labour n’est pas simple : La question essentielle est la maîtrise des adventices (mauvaises herbes). Le dossier y apporte différentes réponses, imparfaites mais pouvant être partiellement mises en œuvre et/ou adaptées, ou encore ouvrant des pistes de recherche.